Sálvora appartient au Parc National Maritime Terrestre des îles Atlantiques de Galice (PNMTIAG) pour ses valeurs exceptionnelles de conservation. Les fonds océaniques qui entourent le Parc National présentent une haute biodiversité et représentent un exemple d’écosystèmes Atlantiques. Au sein du Parc National 86% se constitue par des fonds marins alors que 14% en constituent la partie terrestre. En Espagne, il existe 15 Parcs nationaux et les îles Atlantiques de Galice constituent, avec l’archipel de Cabrera en Méditerranée, un des Parcs Nationaux Maritimes Terrestres qui existent actuellement dans notre pays.
En fonction de son substrat on différencie différents types de fonds comme les fonds rocheux, aréneux, les fonds de maërl formés par des algues calcaires Lithotammion corallioides et Lithotammion calcareum ou des fonds de graviers formés par des restes de coquillage de mollusque surtout bivalves et gastéropodes.
Un type de fond spécial est celui formé par l’algue Zoostera marina qui est une plante herbacée marine de la famille des zostéracées. De racines fibreuses, des tiges avec beaucoup de branches et des feuilles étroites. Ce ne sont pas réellement des algues vertes, mais plutôt des phanérogames marines, appartenant au groupe des plantes à fleur.
Elle est propre aux substrats mous (limons, ou graviers) où se développent des prairies sous-marines qui sont d’un grand intérêt écologique.
À Sálvora on trouve une prairie de Zoostera dans les environs de la plage de l’Almacén et, de tout le Parc National, c’est celle qui présente les plus grandes valeurs de couverture et de densité ainsi que de largeur de feuilles.
Les prairies de Zoostera marina hébergent une biodiversité énorme.
En fonction de son substrat on différencie différents types de fonds comme les fonds aréneux, les fonds de maërl ou des fonds de graviers formés par des restes de coquillage de mollusque surtout bivalves et gastéropodes.
Les rocheux sont des zones très peuplées par des organismes capables de survivre au battement des vagues et à la turbulence de l’eau, qui érode et donne forme à la côte. Elle est saturée en oxygène et c’est une zone avec une grande quantité de matière organique. Les adaptations que ces organismes ont développé sont de éléments de protection comme les carapaces des bigorneaux ou les coquillages des moules, qui ont pour objectif d’empêcher d’être écrasées par la mer ; éléments d’ancrage au substrat, comme dans le cas des algues ou des moules, dont la finalité est de ne pas être emporté par les courants.
Comme autre type de fonds il y a ceux formés par du sable comme substrat. Ils se forment dans des zones où l’eau perd de la force et dépose le sédiment aréneux qu’elle entrainait avec elle en même temps qu’elle les érodait.
Les fonds de maërl, mot d’origine breton font référence à un type de fond formé par des algues calcaires avec une forme d’arbustes plus ou moins libres et fortement calcifiés. Les espèces qui forment le maërl sont le Lithotammion corallioides et le Lithotammion calcareum.
Sa forme et l’accumulation en vertical offrent un réseau complexe de refuges qui permet que ces fonds abritent une grande diversité animale.
Ainsi, dans ces fonds on trouve des populations de bivalves comme la palourde blonde (Venerupis rhomboides), la montre radiée (Dosinia exoleta), le pétoncle (Aequipecten opercularis) o la coquille Saint-Jacques (Pecten maximus).
On trouve aussi des gastéropodes comme la Gibbula magus, des bernard-l’ermite de l’espèce Anapagarus hyndmany, ou le crabe porcelaine (Pisidia longicornis). Pour sa variété et abondance on remarque aussi les polychètes et les petits crustacés comme les amphipodes et les isopodes, et parmi les poissons on repère les lançons (Ammodytes tobianus) et l’amphioxus (Branchiostoma lanceolatum).
Les fonds de maërl sont considérés au niveau européen comme habitat côtier à grande valeur écologique, pour sa diversité de faune et d’algue élevée et pour être des zones de grande productivité.
Les fonds de gravier sont formés par des restes de coquillage de mollusque, surtout bivalves et gastéropodes. Ces restes forment une couche de quelques centimètres d’épaisseur où vivent enterrés la plupart des animaux qui y habitent.
Dans ce substrat, une faune variée de bivalves comme la coquille Saint-Jacques (Pecten maximus) se cachent, ainsi que le petoncle (Chlamys varia), la palourde blonde (Venerupis romboides), le coque (Cerastoderma edule), le couteau (Ensis spp.) ou la montre radiée (Dosinia exoleta); des céphalopodes comme la seiche (Sepia officinalis) ou le poulpe (Octopus vulgaris); des bernard-l’ermite (Eupagurus spp.); et une variété de polychètes, d’échinodermes, d’éponges, de coquillages, en plus de poissons plats, des raies (Raja spp.), des poissons de fond (Echiichtys vipera).
L’île de Sálvora était un refuge pour les pirates et les corsaires jusqu’au XIXe siècle. De nos jours, elle abrite un paysage spectaculaire, avec des plages et des dunes entourées de flore et de faune marine. On remarque différentes espèces parmi lesquels des algues brunes, vertes et rouges. Dans l’eau et dans les rochers de l’île, nous pouvons trouver des crustacés, des céphalopodes, des échinodermes, des mollusques, des poissons, des vives, des poulpes, des oursins et étoiles de mer, des éponges, des crabes ou des moules, entre autre.
Ribeira est une municipalité de la province d’A Coruña qui comprend un des ports de pêche les plus importants de Galice. Il appartient au canton d’Arousa Norte et est divisé entre les paroisses suivantes : Aguiño, Artes, Carreira, Castiñeiras, Corrubedo, Oleiros, Olveira, Palmeira y Ribeira.
En face de l’embouchure de la ría d’Arousa, dans la municipalité même de Ribeira, nous trouvons l’île de Sálvora. Cette île est incluse dans le Parc National das Illas Atlánticas et est la seule appartenant à la province d’A Coruña.