Cap Estay est une des points les plus occidentaux de la municipalité de Vigo. Il est situé dans la paroisse d’Oia et se caractérise par la pression urbanistique le long de la côte ces dernières années. Son orientation à l’ouest et sa situation privilégiée vers la sortie de la ría, en font un lieu incroyable quant à ses vues sur l’océan et les Îles Cíes. En plus des constructions, sur le cap même, se situe l’Institut Océanographique de Vigo, un radiophare qui constitue un ensemble de signalisations, avec un autre de mêmes caractéristiques ;
situé un peu plus vers l’intérieur et collé à la route connue comme « autoroute » ; qui relie Vigo et Baiona par la côte. Très près de la pointe on trouve le terrain de football de San Miguel de Oia.
Cependant, Cap Estay se fait remarquer pour être une des zones géologiques de création les plus anciennes de la Région galicienne. Nous y trouvons une ancienne petite mine qui constitue un site archéologique unique en son genre pour plusieurs raisons : le premier d’entre eux place tant le terril que les minéralisations minières visibles, par effet de l’érosion. Quelque chose d’inhabituel, en plus de posséder une séquence stratigraphique complète, ce qui constitue le cycle de vie de la mine ; depuis ses débuts jusqu’à son abandon. Ce terril se fossilise au niveau de la plage, ce qui suppose que le site possède un grand intérêt archéologique et environnemental. Une authentique référence pour la reconstruction des variations du niveau de la mer. La découverte de nombreux charbons sur la plage et la base du terril datent des débuts de la mine, ce qui est exceptionnel. Il est possible que ces charbons puissent confirmer l’utilisation du feu pour briser les roches, comme exposé par Plinio. Selon certains documents fournis par des études sur le thème, qui ont envoyé un prélèvement de charbon de la base de terril pour sa datation, le résultat est plus que surprenant : plus de 43 500 ans ; c'est-à-dire hors de portée de l’application de la technique du Carbone 14.
Cap Estay représente le point de départ d’un vestige géologique, archéologique et naturel unique, qui se répétera tout au long de la côte, vers le sud, et le nord de la ría. C’est le point de référence pour la reconstitution des variations du niveau de la mer, des niveaux de la plage qui continuent vers l’extérieur de la ría vers Praia D’Abra (Nigrán) ; et dans l’intérieur vers les plages d’A Fonte, entre Samil et Alcabre.
À Cap Estay nous trouvons une grande quantité de charbons dans la couche de plage fossile, ainsi qu’un terril découvert par les phéniciens lors de leur passage par les côtes atlantiques. Il s’agit d’une petite mine ancienne qui constitue un site géo-archéologique unique en son genre. Bien que le dépôt de la mine ancienne soit très singulier dans son ensemble, le niveau de la plage fossile de sa base est relativement commun et, d’ailleurs, on peut la suivre vers l’extérieur de la ría sur la Praia D’Abra ; et vers l’est de manière intermittente le long de quelques centaines de mètres autour de la pointe de Cap Estay.
Le site est structuré en trois grands niveaux ou séquences stratigraphiques, qui des murs au toit se divisent en : couche de plage fossile sur le substrat rocheux. Dans les zones topographiquement plus basses, cette couche présente comme une séquence positive (grain décroissant vers le toit) formée par un conglomérat de galets avec des laminages de gravillons ronds au-dessus et du sable de plage plus haut. Ce sable de plage perd de sa sphéricité vers le toit et avec de la hauteur topographique, parfois on ne peut pas le distinguer du sable granitique. La cémentation est typique avec ses oxydes de fer. Le niveau de terril présente des disconformités sur la plage fossile et de l’érosion par endroits. A l’est de la digue de quartz minier on peut distinguer plusieurs couches formant un grand dépôt au bord en forme de pile.
En nous rapprochant, nous voyons les clastes et les éclats de quartz de toutes les tailles, complètement fractures et sans signe d’une quelconque météorisation. La digue a été complètement écrasée. Quant à sa datation, en ayant choisi un prélèvement de charbons de la pile de débris, nous remontons 43 500 ans en arrière, hors de portée de l’application de la technique du Carbone 14. Ce qui pourrait être questionnable est si la plage fossile est Holocène (d’il y a moins de 10 000 ans) ou Eemiense (dernier inter-glacier, il y a quelques 120 000 ans).
D’un point de vue géologique, la nature et l’eau apporteraient une sélection granulométrique et un aménagement interne au dépôt. Si l’âge était l’holocène, il faudrait encore vérifier que les minéralisations qui accompagnent la digue de quartz sont – en effet – d’intérêt minier. Au contraire, si des minéralisations n’apparaissent pas, l’hypothèse de la mine resterait courte, malgré son âge.
Comme nous le savons déjà, Vigo et ses environs ont des lieux côtiers avec beaucoup de charme et beaucoup d’histoire. Dans ce cas, nous parlons de Cap Estay, un des points les plus occidentaux de la commune de Vigo, situé dans la paroisse d’Oia.
Au Cap Estay on trouve l’institut Océanographique de Vigo qui en fait un site d’intérêt, un phare, et en visitant la zone, nous pouvons de plus profiter de merveilleuses vues grâce à ses falaises. D’autre part, depuis quelques années, nous pouvons observer qu’il possède un site archéologique unique qui constitua une mine d’époque préromaine connue comme « le terril minier de Cap Estay ».
Les différentes recherches sont arrivées à la conclusion que, une partie des falaises de Cap Estay a été utilisé pour son exploitation pour récupérer différents minéraux, c’est ce que nous connaissons aujourd’hui comme la mine de Cap Estay.