Il y a différents arts de pêche aux fruits de mer, la pêche aux fruits de mer à flot en fait partie. La pêche aux fruits de mer à flot est menée à bien depuis une embarcation et peut être à traction manuelle ou mécanique. Celle à traction manuelle est exclusivement utilisée à la main et on l’utilise dans des eaux peu profondes pour capturer principalement des coques, des palourdes ou des bivalves similaires. Et celle à traction mécanique est utilisée dans des eaux plus profondes, l’embarcation tractant le matériel pour capturer la coquille Saint-Jacques, le pétoncle, la volandeira et l’huître.
Les outils utilisés dans la pêche aux fruits de mer à flot à traction manuelle sont le tirage, le râteau ou angazo, qui possède un manche mesurant entre huit et neuf mètres et requiert pas mal d’effort. Le mariscador le jette à l’eau et le tracte ensuite sur le fond marin pour capturer des coques ou des palourdes, parmi d’autres bivalves. Le raño ou crochet, employé pour capturer la palourde, le reló ou la petite praire entre autre. On l’utilise comme l’angazo, mais étant plus léger il ne requiert pas autant de force. Le panier est constitué de tiges métalliques.
Le râteau à coquille Saint-Jacques est l’outil utilisé dans la pêche aux fruits de mer à flot à traction mécanique. Elle est destinée à la capture de la coquille Saint-Jacques, du pétoncle, du pétoncle blanc et des huîtres. Il est remorqué par l’embarcation en le trainant sur le fond marin, retournant le sable avec ses dents et levant ainsi les espèces ciblées, qui restent emprisonnées dans le panier. Quand c’est nécessaire, on met le matériel à bord, on retire les prises et on renouvelle l’opération.
En Galice, la pêche aux fruits de mer est organisée à travers les Plans d’exploitation qui sont élaborés par le secteur des fruits de mer même, ceci à travers des confréries de pécheurs ou des associations de mariscadoras. Ces plans sont présentés à l’administration pour être validés et être inclus au Plan général d’exploitation des fruits de mer annuellement validé.
La pêche aux fruits de mer est réalisée le long de toute la côte galicienne et c’est dans la ría d’Arousa et la ría de Muros-Noia qu’elle a le plus d’importance et de répercussion économique. Concrètement, dans ces rías, la capture des coques représente 72% du total de toute la Galice.
C’est un secteur vieillissant et le manque de relève générationnelle est flagrant, vu que 51% du total des mariscadoras et mariscadores dépasse les 50 ans et seulement 4% a moins de 30 ans.
La confrérie de pécheurs de Baiona s’appelle « La Anunciada » qui est une corporation de droit public, sans but lucratif, qui agit comme organe de consultation et de collaboration avec l’administration pour la promotion du secteur de la pêche et qui représente les intérêts économiques et corporatifs des professionnels du secteur.
Son secteur s’étend de la plage d’Abra (Patos) jusqu’aux îles Orelludas, y compris les îles Estelas et Farallóns.
La première vente des prises est réalisée dans la criée, par des enchères. C’est lors de cette première vente que l’on met le prix de sortie au produit et qu’on l’étiquette pour la première fois. Il faut spécifier sur l’étiquette la zone de capture, les coordonnées de contact, le nom commun et scientifique de l’espèce, le poids, la méthode de production et de présentation qui spécifie si le produit est sauvage ou d’aquaculture, les données du navire et la technique de pêche, la date de capture et d’expédition, la marque de poissonnerie et le code de traçabilité.
En Galice il y a différentes manières d’obtenir du poisson et des fruits de mer. La pêche aux fruits de mer est l’activité grâce à laquelle on extrait et on obtient diverses espèces de fruits de mer. Cette activité se développe depuis de nombreuses années et elle peut parfois être dangereuse vu que les mariscadores et les mariscadoras affrontent des zones de forte houle et, presque toujours, très près des rochers. Pour obtenir les fruits de mer, on peut employer deux techniques connues comme : l’art de la pêche à flot et l’art de la pêche à pied.
La pêche à flot est celle qui est menée à bien depuis l’embarcation, c'est-à-dire depuis le bateau ou le navire. Dans cette modalité, nous trouvons deux manières de le mener à bien. D’une part, la manuelle, où il est interdit d’utiliser des appareils mécaniques pour le grattage. Pour cela, on emploie des ustensiles comme le râteau, pour capturer des coques ou des palourdes ; le raño et le crochet, qui sont plus légers, nécessitant moins d’effort et, finalement, la manière mécanique. Cette dernière est autorisée en Galice pour le ratissage de la coquille Saint-Jacques, du couteau, de la crevette et de la palourde. Ces derniers matériels sont employés dans des eaux plus profondes et nécessitent que les embarcations tractent les ustensiles, donnant lieu à un art mécanique.